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Eléments de réflexion Lucas on 31 août 2006 08:30 pm

Ou l’art d’être détesté

Le 17 Août dernier, le ministre des finances allemand Peer Steinbrük a expliqué que dans le futur, les Allemands risquent de devoir “renoncer aux départs en vacances, afin d’épargner pour plus tard”.

Et bien ce cher Peer a tout gagné, il a réussi à se mettre à dos nombre de ses concitoyens, les syndicats, une partie de la classe politique et des médias et, cerise sur le gâteau, l’industrie du tourisme…

Bingo, cette vieille technique qui consiste à jeter des idées en l’air pour tâter l’opinion publique s’est très sévèrement retournée contre lui.

Si ça ne dit en rien quelles actions nos politiciens préparent pour l’avenir, c’est un bon moyen de voir, au delà des discours, le fonctionnement de penser de ces gens.
Ce sont des phrases avec moins de tabous, qui permettent parfois de faire un appel du pied à des électeurs moins recommandables…

Sinon, dans le même genre, il y a la soit-disant fuite pour tester les réactions avant de proposer une loi. En décembre 2005 par exemple, le ministre de l’intérieur français avait laissé échapper un avant-projet de loi sur l’immigration. La version “allégée” est sortie en mai…

One Response to “Ou l’art d’être détesté”

  1. on 06 déc 2006 at 12:19 1.El Ronchon said …

    On remarque surtout que les concitoyens ne veulent jamais voir la part de bons sens de certains politiques. Si ce ministre allemand des Finances “lance l’idée”, c’est bien que l’appauvrissement des classes moyennes (phénomène que l’on constate aussi en France) va sans doute avoir plus d’effets qu’on ne l’imagine.

    Mais les électeurs préfèrent souvent de bonnes grosses promesses contre des propositions désoccultantes. Quel politique français va se mouiller pour les retraites ? Mis à part Jean-Marie Le Pen qui propose la retraite à 70 ans ?

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