De bonnes leçons. Lucas on 01 sept 2006 09:37 pm
Une leçon de respect
Dans le même numéro du journal Le Monde daté du 1er septembre 2006, deux articles nous rappellent l’importance du respect dans les relations internationales. Petite mise en perspective….

Du côté de l’Iran d’abord : Entre fermeté et discussions, rien n’a fait plier le gouvernement iranien et en particulier son président Mahmoud Ahmadinejad.
Faisons une croix sur cet homme qui n’est, semble-t-il, finalement qu’un politicien populiste qui sait jouer avec les haines pour se faire élire. Une des limites bien connues de la démocratie.
Petit sourire et regard malicieux, sans s’en moquer, il parait difficile de le prendre au sérieux. Mieux vaut s’adresser au peuple lui-même.
Justement, c’est au peuple que s’intéresse la correspondante du journal à Beyrouth. Elle rapporte les mots d’un “spécialiste” de l’Iran qui explique que le programme nucléaire civil est légitime aux yeux du peuple. Bien plus que le programme nucléaire militaire. Selon lui, ils auraient même abandonné toute idée de programme militaire si les nations occidentales avaient “manifesté une réelle volonté de s’ouvrir à l’Iran”.
Ils demandent à être écoutés, respectés… Rien de nouveau pourtant en Europe, la leçon a été apprise dés 2000. A l’époque, l’Autriche se dote d’un gouvernement de coalition comprenant le parti d’extrême droite de Jörg Haider. L’Europe condamne, le peuple autrichien se braque. Ce ne sera finalement qu’un pétard mouillé et plus de peur que de mal. Peu après, le 21 avril 2002, Le Pen accède au second tour en France et voilà l’arroseur arrosé.
Résultat des courses, quand la Pologne voit au pouvoir un gouvernement soupçonné d’antisémitisme, d’homophobie et de vouloir rétablir la peine de mort, les dents grinces. Mais plus de condamnation unanime des dirigeants européens. Pas question de froisser les sensibilités des Polonais, “une opinion publique plus europhile que ses dirigeants” affirme un des cadres du PPE (le parti populaire européen - conservateur).
Cela n’a pas empêché de poser toutes les questions nécessaires au premier ministre polonais Jaroslaw Kaczynski, en visite à Bruxelles.
Celui-ci s’est d’ailleurs voulu rassurant sur le sujet de la peine de mort, “c’est un parti minoritaire, la Ligue des familles, qui le réclame”.
Alors, il ne nous reste qu’a faire comme le dit José Manuel Barroso, le président de la Comission européenne, se contenter “de juger aux faits, aux actes, aux réalités”.