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Derrière les mots... Lucas on 12 juin 2007

Il ne faut pas banaliser les idées du Front National

Ce discours, on le connaissait si bien, ou si mal, qu’on le caricaturait.

Aujourd’hui, je l’affirme sans détour, on l’entend, on l’admet même comme partie intégrante du débat.

Des journalistes politiques se réjouissent de la perte des voix de Le Pen au profit de la droite républicaine, d’autres se taisent, le souffle coupé par l’état de grâce de Nicolas Sarkozy (qui dure depuis 5 ans, je le maintiens).

C’est pourtant extraordinaire, nous assistons aujourd’hui à ce que la pensée à la française condamne historiquement, trop consciente de l’endroit où peuvent mener ces dérives, à savoir une droite décomplexée, un cynisme assumé, la loi du plus fort comme mètre-étalon de la société.

Je reviendrai probablement un jour, contexte international aidant, sur le rôle de la France dans le monde. Mais si à l’intérieur, un peu de pragmatisme ne fait pas de mal, c’est en regardant la base que je m’inquiète des effets pervers d’une droite tellement décomplexée qu’elle reprend les idées de l’extrême.

Les nouveaux négationnistes accusent les SDF d’être des fainéants, les chômeurs des profiteurs et les immigrés de mettre le bordel…

Les nouvelles théories, admises contre tout bon sens, comme des arguments. Non, la polygamie n’est pas la cause des émeutes de banlieues, pas plus que le rap qui est bien souvent au contraire un moyen d’expulser sainement sa violence. Les SDF ne sont pas heureux de vivre dans la rue “sans avoir besoin de bosser”, les immigrés clandestins ne nous coûtent pas cher, au contraire, ils nous rapportent. Et non, le fait que tu ais vu une fois un noir foutre le bordel dans le métro n’est en aucun cas la preuve qu’il faut enfermer les récidivistes…

Même si je m’égare un peu, je tiens a rappeler que je ne parle pas de vieux cons ou d’ignorants, je parle de monsieur et madame tout-le-monde, comme toi, étudiante aux formes généreuses et aux yeux de braise dont la seule odeur me met dans des états d’excitation proches de la démence mais dont le seul discours agis sur moi comme une douche froide sur un pénis trop sensible aux fluctuations météorologiques.

Me viennent enfin les paroles des Fatals Picards qui, quand ils ne perdent pas à l’Eurovision, écrivent des textes à la fois drôles et poignants.

“Moi je ne sais pas grand chose et peu de trucs me font peur […]
Car tous leurs beaux discours, leurs coming out politiques,
Que même la fin de Festen, c’était plus bucolique.
Ils aiment que ce qui leur ressemble et le reste leur fait peur,
J’leur souhaite bien du bonheur…”

Edit : Et puisque je viens de re-découvrir la magie du podcast, voici la chanson en entier. C’est “Au mariage de Kévin et de ma soeur” des Fatals Picards.

 
icon for podpress  Les Fatals Picards - Au mariage de Kevin et de ma soeur: Play Now | Play in Popup | Download

Derrière les mots... Lucas on 10 déc 2006

Raphaël Confiant, celui qui ne répond pas…

Dans le Monde du 9 décembre, Raphaël Confiant (Un écrivain martiniquais) prend la plume pour répondre à la polémique qu’il a lui-même engendré en apportant son soutiens à Dieudonné. (Souvenez-vous, le comique de la fête des bleus-blancs-rouges)…

Un bonne grosse page, décorée par une publicité pour le hors série de Télérama sur l’Egypte et rien… Pas un mot convaincant sur sa prise de position… Juste quelques idées balancées un peu pelle-mêle…

Pourtant, j’avais bon espoir de le voir justifier son petit délire sur les Juifs qu’il avait renommé les “Innommables”, mais non… rien… l’écrivain n’assume pas…

Au contraire, il s’allie presque avec la cause juive contre un même ennemi : L’occidental.

Occidental dont il fait, de force, partie… Puisqu’il est quand même Français (le garçon réclame l’indépendance)…
Et occidental, Israël (qui n’a rien appris de ses erreurs passées) en fait maintenant partie, de l’aveu même de “tel ministre israélien des affaires étrangères”.

Les occidentaux qui sont en fait les blancs… les seules “non-victimes” de l’Histoire…

“Après avoir <<Massacré l’homme partout où elle l’a rencontré>> selon l’expression de Frantz Fanon dans Les damnés de la Terre, voici qu’aujourd’hui l’Europe se drape avec avec son rejeton états-unien dans la toge de l’antiracisme et du philosémitisme (NdLucas : Le mot est absent de mon dictionnaire mais voudrait dire selon Wikipedia : Le philosémitisme est une attitude favorable envers les Juifs, en raison de leur religion, de qualités attribuées collectivement aux Juifs, et de leur statut de peuple élu de Dieu, selon les différentes religions issues de la Bible.) ! Il y aurait de quoi sourrire de cette posture si elle n’était pas tout à la fois outrecuidante et scandaleuse. C’est comme si Guy George, libéré avant terme, cherchait à faire la morale à l’épicier du coin !”

Il est vrai que l’Europe aurait dû “continuer” à génocider et assassiner, esclavagiser encore…
Raphaël Confiant aime à définir les peuples (pour ne pas dire bien souvent races) comme des entités uniques… Les blancs sont donc de faux anti-racistes, les noirs de Martinique des indépendantistes qui souffrent de la colonisation, les juifs des “innommables”……..
Pour quelqu’un qui défend Dieudonné (le pourfendeur des communautarismes), je ne vois pas discours plus… communautariste justement !

Évidement, l’occident est philosémite (comme il est doux d’avoir le statut de victime) et l’Europe alliée de cynisme des États-Unis…

Nous sommes tous des enfants de colons, imprégnés de ce gène… Il est scandaleux de nous considérer anti-racistes ! Nous le sommes tous au fond… Nous sommes tous des colons, nous sommes tous des nazis…
Et pas seulement à cause de notre passé comme on pourrait le croire en lisant le texte de ce cher Confiant :
“Il y aurait de quoi sourire de cette posture si elle n’était pas tout à la fois outrecuidante et scandaleuse.”

Dans quel cas alors aurions-nous pu sourire ?
M. Confiant sourirait s’il n’y avait pas eu des millions de morts à cause de moi (finit le “nous”, je m’identifie)… Car même en l’absence de massacres faits de mes propres mains, je porte en moi ce gène de blanc qui fait que j’écrase les autres, j’assassine, j’esclavagise, je génocide…

Con de moi.

Crétin de lui.

Derrière les mots... Lucas on 10 nov 2006

Les dérives de Sarkozy

Ce blog n’a pas la vocation de devenir un blog anti-sarkozyste mais mon sentiment de ras-le-bol est en train d’arriver à saturation… j’encaisse, j’encaisse… Mais là, faut que j’expulse…

Vendredi 27 octobre, un homme et sa femme sont cambriolés par trois hommes dont un armé d’un 357 magnum. Plaqué au sol, le revolver sur la joue, le propriétaire se débat et se dégage, récupérant l’arme au passage. Il tire, le cambrioleur s’enfuit.
Il poursuit son agresseur et lui tire à deux reprises dessus alors qu’il essayait de s’enfuir par la fenêtre, il bascule par la fenêtre, mort.

Voilà ce que nous savons pour l’instant de ce fait divers… Monsieur le ministre de l’intérieur doit savoir, en tant qu’avocat, qu’il y a légitime défense seulement si l’agression est actuelle et la riposte nécessaire.

Agression actuelle : Il s’agit de la menace d’un péril imminent. La riposte doit être faite juste après l’attaque. Une riposte qui serait faite un peu plus tard, après un certain temps de réflexion, serait alors une vengeance, injustifiable par la légitime défense.

Riposte nécessaire : La riposte doit être la seule issue. C’est le juge qui apprécie cette nécessité. Cependant on admet que si l’individu a préféré contre-attaquer, alors qu’il aurait pu fuir, il peut encore être justifié par la légitime défense. Cette dernière n’est autorisée que pour repousser un mal présent, car c’est alors seulement qu’elle devient nécessaire.

La question n’est donc PAS celle de la légitime défense dans l’état actuel des informations que nous ayons… C’est à la justice de décider des circonstances atténuantes (l’agression à domicile du couple et notamment celle de sa femme qui était menacée par les deux complices, le fait que l’homme affirme qu’il ignorait qu’il s’agissait d’un véritable revolver…) et non au ministre de l’intérieur.

Au passage, je souligne que ce système de légitime défense, existe ailleurs : Aux Etats-Unis, où il a causé tant de morts. Notre système évite que nous tombions dans la paranoïa généralisée qui caractérise nos alliés outre-Atlantique. Mais Sarkozy aime la peur, c’est elle qui lui apporte des voix… oui, je m’emporte…

Au delà de la polémique, je suis vraiment inquiet pour l’avenir.
Selon Montesquieu, la séparation des pouvoirs est la base de toute démocratie.
Les pouvoirs sont le pouvoir exécutif, législatif et judiciaire…

En réalité, dans notre constitution actuelle, la Vème république ne reconnaît que les deux premiers pouvoirs, appelant la dernière l’autorité judiciaire.
Certains considèrent qu’il existe un quatrième pouvoir, celui des médias.

L’exécutif, on sait comment il compte l’acquérir.
Le législatif, plus encore depuis l’avènement du quinquennat, est aux mains de l’exécutif. Et quand bien même il devait subir une cohabitation, sa définition du rôle du président de la république (telle qu’exposée plus bas dans mon blog - la contradiction de Sarkozy) lui permettrait de garder un certain contrôle…
Le judiciaire, le président de l’UMP n’a cessé de critiquer les juges ces dernières années, leur attribuant même ses propres échecs. Il veut également d’une justice pragmatique, où chaque peine a sa punition correspondante, faisant du juge un exécutant des textes de lois et sans laisser de place à l’interprétation et aux circonstances (par exemple avec les peines plancher pour les récidivistes).

Reste le pouvoir des médias… L’année dernière, il usait de son influence pour interdire un livre sur sa femme, aujourd’hui il empêche de travailler une journaliste de l’AFP qui a recueilli des témoignages sur la perquisition ratée des Muraux (Voir l’excellent compte-rendu de Daniel Schneidermann sur le Big Bang Blog).

Les mots sont délicats mais dans cette affaire qui touche à la liberté de la presse, j’ai véritablement peur d’une dérive totalitaire du ministre de l’intérieur… En particulier s’il venait à emporter les élections présidentielles.

Derrière les mots... Lucas on 07 nov 2006

Débat du PS, mon analyse.

Je n’ai pas vu les deux premiers et c’est un peu en retard que j’ai commencé à mettre la chaîne parlementaire pour écouter messieurs Fabius et Strauss-Kahn et madame Royal débattre de la politique internationale de la France.

J’ai tout de même pu en voir un peu plus d’une heure et voilà comment je vois leurs “performances”…

On a pu constater qu’il y avait une véritable opposition entre les hommes et la femme. Eux se montrant sûr d’eux, sachant de quoi ils parlent, n’hésitant pas à s’allier sur certaines questions pour mieux montrer l’incompétence de Mme Royal en matière de politique extérieure…

Elle a d’ailleurs mis du temps avant de commencer à être convaincante. Hésitante, semblant réciter ses notes comme une écolière. “oui, il y a les Chiites, les Sunnites, les Kurdes…”, voilà qui n’apporte pas grand chose… mais au moins elle connaît les noms…

Dans ce rôle de chef des armées, DSK aura certainement, pour moi, été le plus convaincant. Sûr de lui. Fabius semblant toujours le cul entre deux chaises, la main tendue vers l’extrême gauche mais sans proposer de baisser le budget de l’armée française, mesure qui tient à coeur à beaucoup de militants de la gauche de la gauche.

Voilà pour l’image, mais le plus important, sont les idées.

Et là, c’est la déception… très peu de concret… Alors certes, ils discuteront avec tout le monde, y compris avec l’Iran, la Syrie ou le Hamas palestinien (par des biais), et ça a le mérite d’être dit.
Autre proposition, celle de Laurent Fabius de séparer les intérêts des groupes qui vendent des armes à l’Etat et qui possèdent des grands groupes de médias, mais c’est du réchauffé. Une proposition de François Bayrou alors que l’ancien premier ministre a accusé ses deux concurrents de flirter avec l’UDF.

En bref, pas grand chose, un débat de fond qui ne sera qu’une bataille d’image…

Derrière les mots... Lucas on 10 oct 2006

La contradiction de Sarkozy

Hier matin, Nicolas Sarkozy était l’invité de Nicolas Demorand sur France Inter.

Comme toujours, de nombreuses questions se posent sur ses prises de positions.

J’ai hurlé seul devant mon poste de radio quand le ministre de l’intérieur répétait que l’immigration était source d’insécurité. Que les jeunes français issus de l’immigration se croyaient impunis dans certains quartiers. Pourtant, ce discours, il l’a tenu il y a un an à l’occasion de la fameuse crise des banlieues… Et les Renseignements Généraux l’ont démenti, parlant d’un problème purement social.

Le postulat que les “quartiers” sont composés en exclusivité de français issus de l’immigration, que le chaos règne dans ces quartiers et donc que l’immigration est source de chaos, n’est pas soumis à débat. Nulle part. Pourtant tout le monde sait (pour reprendre les formules du président de l’UMP, toujours titulaire de la parole du peuple) que d’autres facteurs sont à prendre en compte, comme l’exclusion sociale, source de chômage, source de délinquance…

Mais une véritable incohérence s’est glissée dans le discours de Nicolas Sarkozy. C’est lorsqu’il parle de la fonction de président. Certes, les observateurs voient depuis longtemps que le candidat à la présidence de la république adapte son discours à une cible particulière et toujours différente. Mais de là à se contredire…

Hier, interrogé sur son expérience, il justifie le principe de rupture, rupture qu’il prône depuis des mois : Comme vous l’avez certainement observé, je ne suis pas président de la République. Et dans la Vème République, le patron c’est le président de la République. Alors peut-être si un jour ça change, ce sera une vraie rupture.”

Donc, le président de la république ne devrait plus être le grand patron hégémonique de la société française. Pourtant, dans ses voeux à la presse en janvier 2006, le patron de l’UMP de déclarer vouloir une sorte président-leader, qui “devra s’engager non seulement sur les grandes options, mais aussi sur tout ce qui concerne la vie quotidienne des Français.”

Un président avec donc plus de prérogatives que celles qui lui sont traditionnellement allouées, impliqué dans les affaires intérieures du pays. Le premier ministre ne dirigeant plus l’action du gouvernement mais la coordonnant.

Finalement, une vision très gauliste de la fonction de président de la république, et pas vraiment ce qu’il sous-entend devant Nicolas Demorand.

Anecdote amusante, il a loué les qualités de journaliste du présentateur de la matinale de France Inter. Avec votre curriculum universitaire, je prends des risques.”
vous avez dû lire une note blanche sur moi” de répondre l’animateur.
Non,
Ça a été écrit partout.”
Tout le monde parle de Monsieur Demorand ? Si connu qu’il l’appellera “Monsieur Hondelatte”…

Alors cher Nicolas alors.”

L’interview en intégralité sur le site de l’UMP.

Derrière les mots... Lucas on 16 sept 2006

Un détail libéral dans la pensée de Nicolas Sarkozy

Ce début de mois de septembre, tout d’un coup et sans que vraiment qui que se soit l’ait annoncé, les deux principaux candidats à l’élection présidentielle (ou en tous cas les plus médiatisés) s’en sont pris à la carte scolaire.

A supprimer pour l’un, à assouplir pour l’autre, la carte scolaire est une division du territoire français qui pousse à mettre les enfants dans tel ou tel établissement scolaire en fonction de leur lieu d’habitation.

A l’ère des ghettos, cette carte scolaire empêche le mélange d’enfants de milieux sociaux différents.

Seulement voilà, Madame Royal propose d’assouplir cette carte scolaire en donnant à chaqu’un le choix entre deux ou trois établissements et propose de les doter de disciplines différentes pour que le choix se fasse en fonction des aspirations des élèves ou de leurs parents… Difficile de voir comment ça pourrait se matérialiser.

En revanche, Monsieur Sarkozy est clair. Il faut supprimer la carte scolaire pour mettre les écoles/collèges/lycées en concurrence.
Sans trop le dire, il applique là l’idéologie libérale (et ce n’est pas un gros mot) qui veut que seule la concurrence nous pousse à être meilleurs.
Par exemple, il faut donner la possibilité aux meilleurs élèves de feu les ZEPs d’aller à Science Po pour qu’ils s’arrachent tous et travaillent. (Il appelle ça l’espoir; c’est la base de sa méritocratie, applicable à tous les échelons de la société).

Il faut donc “créer l’émulation entre les établissements” déclare-t-il…

Quand certains répondent que tous les parents vont se ruer sur les mêmes établissements. Le secrétaire général de l’UMP, Xavier Darcos, propose donc que soient créés des quotas pour introduire des jeunes de quartiers difficiles dans les grands lycées et de mettre des enseignants chevronnés dans les établissements difficiles.

Je vous laisse vous faire une idée sur ces propositions, mais je me demande… cette dernière… Pourquoi ne l’a-t-on pas déjà mis en place ?

Derrière les mots... Lucas on 12 août 2006

Du racisme ordinaire.

Jeudi 3 Août, un jeune cambrioleur belge d’origine marocaine est battu à mort par trois habitants d’un quartier.

Un idéologue du premier parti de Flandre, selon les sondages, brocarde ceux qui, “dés leur enfance, ont appris comment égorger, de sang-froid, un mouton”.

L’enquête n’est pas terminée, les hommes l’ont ligoté et il serait mort d’étouffement mais pas des coups qui lui ont étés portés…

L’article du Monde du 8 Août rapportait un élément édifiant et plus inquiétant encore que le débat qui animait les voisins sur la valeur de la vie du jeune homme.

Ils ont “dés leur enfance, ont appris comment égorger, de sang-froid, un mouton”. Un amalgame, que dis-je, DES amalgames douteux, mêlant Arabes, Musulmans, cambrioleurs et meurtriers…

Cette phrase est à la limite de la caricature vu de ce côté-ci de la frontière… Pourtant, je me demande si elle ne ferait pas écho dans certains esprits de l’hexagone…

Après tout, lorsqu’un certain ministre de l’intérieur disait, a propos des meurtriers du jeune Ilan Halimi, qu’on lui reprochait d’employer certains mots : “Mais là il ne s’agit pas de voyous, mais de criminels”… Le rapprochement n’est-il pas tout aussi douteux ?

Méfions-nous, la facilité nous guette… Et puis, vous reprendrez bien un petit peu d’huile pour votre feu ?