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Derrière les mots... Lucas on 16 sept 2006

Un détail libéral dans la pensée de Nicolas Sarkozy

Ce début de mois de septembre, tout d’un coup et sans que vraiment qui que se soit l’ait annoncé, les deux principaux candidats à l’élection présidentielle (ou en tous cas les plus médiatisés) s’en sont pris à la carte scolaire.

A supprimer pour l’un, à assouplir pour l’autre, la carte scolaire est une division du territoire français qui pousse à mettre les enfants dans tel ou tel établissement scolaire en fonction de leur lieu d’habitation.

A l’ère des ghettos, cette carte scolaire empêche le mélange d’enfants de milieux sociaux différents.

Seulement voilà, Madame Royal propose d’assouplir cette carte scolaire en donnant à chaqu’un le choix entre deux ou trois établissements et propose de les doter de disciplines différentes pour que le choix se fasse en fonction des aspirations des élèves ou de leurs parents… Difficile de voir comment ça pourrait se matérialiser.

En revanche, Monsieur Sarkozy est clair. Il faut supprimer la carte scolaire pour mettre les écoles/collèges/lycées en concurrence.
Sans trop le dire, il applique là l’idéologie libérale (et ce n’est pas un gros mot) qui veut que seule la concurrence nous pousse à être meilleurs.
Par exemple, il faut donner la possibilité aux meilleurs élèves de feu les ZEPs d’aller à Science Po pour qu’ils s’arrachent tous et travaillent. (Il appelle ça l’espoir; c’est la base de sa méritocratie, applicable à tous les échelons de la société).

Il faut donc “créer l’émulation entre les établissements” déclare-t-il…

Quand certains répondent que tous les parents vont se ruer sur les mêmes établissements. Le secrétaire général de l’UMP, Xavier Darcos, propose donc que soient créés des quotas pour introduire des jeunes de quartiers difficiles dans les grands lycées et de mettre des enseignants chevronnés dans les établissements difficiles.

Je vous laisse vous faire une idée sur ces propositions, mais je me demande… cette dernière… Pourquoi ne l’a-t-on pas déjà mis en place ?

Eléments de réflexion Lucas on 02 sept 2006

Le bilan de Katrina

Toujours dans l’objectif de donner les informations, intéressantes, que nous apportent les journaux et autres sources d’informations au quotidien, voilà le bilan en chiffre des dégâts de l’ouragan Katrina qui s’est abattu aux Etats-Unis il y a un an.

Une bonne manière de voir le parcours qu’il reste à faire avant qu’une partie du Sud du pays ne puisse redevenir comme avant, si faire se peut.

1464 morts en Louisiane et 231 dans le Mississippi.
49 corps toujours non identifiés, 60 personnes disparues.
800.000 déplacés.

La ville de La Nouvelle-Orléans n’a pas vu revenir la moitié de ses habitants, 6 des 9 hôpitaux sont fermés, 54 des 128 écoles publiques vont rouvrir pour la rentrée.
Alors qu’un budget de 110 milliards de dollars a été alloué à la reconstruction, les 45 déjà octroyés par le gouvernement n’ont toujours pas été affectés. En bonus, les quatre compagnies choisies pour balayées les débris ont sur-facturé de 4 à 6 fois le coût des travaux.

Histoire de mettre les choses en perspectives, il faut 15 milliards de dollars au Liban pour sa reconstruction après le conflit de cet été.

Pour rajouter à la grogne, deux scandales bousculent les acteurs de la tragédie. D’abord une femme médecin et deux infirmières qui sont accusées d’avoir euthanasié des patients de leur hôpital jugés intransportables. Ensuite deux avocats qui ont mis à jour le récit de 8 prisonniers bloqués dans leurs cellules alors que l’eau montait et à qui on porté secours plusieurs jours plus tard, un hélicoptère les ayant vus agiter leur blouse orange par la fenêtre.

En guise de circonstances aggravantes à l’affaire, il semble que les animaux aient été mieux traités que les prisonniers, en prévision de l’arrivée de l’Ouragan, certains de ceux-ci ayant dépassé la durée de leur peine car leur dossier était perdu.

Médias Lucas on 02 sept 2006

Le casse du siècle !

C’est la crise internationale dans le monde de la musique, tout un univers chamboulé… Le système de proctection par DRM de Windows a été craqué !

Pire qu’un crime contre l’humanité ou qu’une catastrophe nucléaire au Moyen-Orient, le Figaro (pages économies) nous avertis, “Le préjudice est immense pour les industriels de la culture du monde entier, mais aussi pour Microsoft. Le géant du logiciel a d’ailleurs réagi dans les plus brefs délais pour combler la faille dans son système.”

Ouf, nous voilà sauvés… Ce diable de piratage qui n’empêche que ceux qui n’y connaissent rien d’écouter librement la musique qu’ils ont acheté a subis les foudres de Crosoft et de ses patchs rageurs… en attendant, il s’appelle FairUse4WM…

Un nom de communiste, vous en conviendrez…

L’article du figaro

Où trouver le logiciel (pas encore testé, ça fait bien longtemps que je n’utilise plus Windows Media pour ripper mes CDs)

Médias Lucas on 02 sept 2006

Une image et un son pour une même aberration

En une du Monde, l’excellent dessinateur Plantu nous gratifie d’une oeuvre toute en finesse sur les construction urbaines. Actu oblige, le thème est celui de l’école.

La qualité n’est pas top mais je l’ai scannée à la main.

Avec tout ça, une chanson du groupe toulousain Les Malpolis sur le même thème. Deux développements sur un même sujet, une même aberration.

De bonnes leçons. Lucas on 01 sept 2006

Une leçon de respect

Dans le même numéro du journal Le Monde daté du 1er septembre 2006, deux articles nous rappellent l’importance du respect dans les relations internationales. Petite mise en perspective….


Du côté de l’Iran d’abord : Entre fermeté et discussions, rien n’a fait plier le gouvernement iranien et en particulier son président Mahmoud Ahmadinejad.
Faisons une croix sur cet homme qui n’est, semble-t-il, finalement qu’un politicien populiste qui sait jouer avec les haines pour se faire élire. Une des limites bien connues de la démocratie.
Petit sourire et regard malicieux, sans s’en moquer, il parait difficile de le prendre au sérieux. Mieux vaut s’adresser au peuple lui-même.

Justement, c’est au peuple que s’intéresse la correspondante du journal à Beyrouth. Elle rapporte les mots d’un “spécialiste” de l’Iran qui explique que le programme nucléaire civil est légitime aux yeux du peuple. Bien plus que le programme nucléaire militaire. Selon lui, ils auraient même abandonné toute idée de programme militaire si les nations occidentales avaient “manifesté une réelle volonté de s’ouvrir à l’Iran”.

Ils demandent à être écoutés, respectés… Rien de nouveau pourtant en Europe, la leçon a été apprise dés 2000. A l’époque, l’Autriche se dote d’un gouvernement de coalition comprenant le parti d’extrême droite de Jörg Haider. L’Europe condamne, le peuple autrichien se braque. Ce ne sera finalement qu’un pétard mouillé et plus de peur que de mal. Peu après, le 21 avril 2002, Le Pen accède au second tour en France et voilà l’arroseur arrosé.

Résultat des courses, quand la Pologne voit au pouvoir un gouvernement soupçonné d’antisémitisme, d’homophobie et de vouloir rétablir la peine de mort, les dents grinces. Mais plus de condamnation unanime des dirigeants européens. Pas question de froisser les sensibilités des Polonais, “une opinion publique plus europhile que ses dirigeants” affirme un des cadres du PPE (le parti populaire européen - conservateur).

Cela n’a pas empêché de poser toutes les questions nécessaires au premier ministre polonais Jaroslaw Kaczynski, en visite à Bruxelles.
Celui-ci s’est d’ailleurs voulu rassurant sur le sujet de la peine de mort, “c’est un parti minoritaire, la Ligue des familles, qui le réclame”.

Alors, il ne nous reste qu’a faire comme le dit José Manuel Barroso, le président de la Comission européenne, se contenter “de juger aux faits, aux actes, aux réalités”.

De bonnes leçons. Lucas on 31 août 2006

L’Islam en question

Selon l’enquête d’un institut américain, les musulmans français sont plus tolérants que leurs voisins européens. A lire ici en Anglais.

Le Pew Research Center a sorti le 17 août dernier des chiffres sur les musulmans en Europe occidentale.
L’article commence par rappeler que le Economist Magazine titrait en novembre 2005, alors que la colère faisait rage dans les banlieue, que c’était là la preuve de l’échec de la politique sociale d’intégration à la française. Aujourd’hui, les sondages affirment le contraire.

Dans ce sondage plus large, on peut voir ce que pensent les musulmans des autres religions. Il faut noter que, contrairement aux idées établies, les musulmans français ont plutôt une bonne opinion des juifs. On peut même être fiers de constater que ce n’est pas le cas partout.
Il semblerait même qu’ils aient une meilleure opinion des Chrétiens que la moyenne des Français…

Inquiétude commune à tous les musulmans européens, la discrimination à l’embauche. A chaque fois, c’est près de 4 personnes sur 5 qui se sentent lésés ou, au mieux, concernés. La question est tout de même de savoir quelle est la part de discrimination basée sur la religion et laquelle est basée sur la couleur de peau.

Sans surprise, en ce qui concerne la politique internationale, les musulmans européens sont septiques à l’égard des Etats-Unis à 70%, nuance faite, quand on leur parle des Américains eux-mêmes, ils sont 50% à s’en méfier. Clairement, c’est la guerre menée contre le terrorisme par les ricains qui est décriée à près de 80% et la Palestine soutenue dans le conflit du Moyen-Orient.

Finalement, le préjugé de beaucoup sur les musulmans est qu’ils ne savent pas s’intégrer. Réponse du sondage, 42% des interrogés se sentent d’abord Français avant d’appartenir à leur religion et 46% l’inverse. C’est un score a mettre en relief avec celui des Allemands, des Espagnols et des Anglais. Respectivement, 66, 69 et 81% d’entre eux se sentent musulmans avant d’être un citoyen de leur pays.

Des chiffres à opposer à l’image que l’on a d’eux. Selon le résultat ici, 53% des Français ne pensent pas que les musulmans veuillent réellement s’intégrer dans la société.

Quand 78% des musulmans de France voudraient bien être acceptés.

Allez, aimez-vous les uns les autres, bandes de nouilles…

Eléments de réflexion Lucas on 31 août 2006

Ou l’art d’être détesté

Le 17 Août dernier, le ministre des finances allemand Peer Steinbrük a expliqué que dans le futur, les Allemands risquent de devoir “renoncer aux départs en vacances, afin d’épargner pour plus tard”.

Et bien ce cher Peer a tout gagné, il a réussi à se mettre à dos nombre de ses concitoyens, les syndicats, une partie de la classe politique et des médias et, cerise sur le gâteau, l’industrie du tourisme…

Bingo, cette vieille technique qui consiste à jeter des idées en l’air pour tâter l’opinion publique s’est très sévèrement retournée contre lui.

Si ça ne dit en rien quelles actions nos politiciens préparent pour l’avenir, c’est un bon moyen de voir, au delà des discours, le fonctionnement de penser de ces gens.
Ce sont des phrases avec moins de tabous, qui permettent parfois de faire un appel du pied à des électeurs moins recommandables…

Sinon, dans le même genre, il y a la soit-disant fuite pour tester les réactions avant de proposer une loi. En décembre 2005 par exemple, le ministre de l’intérieur français avait laissé échapper un avant-projet de loi sur l’immigration. La version “allégée” est sortie en mai…

De bonnes leçons. Lucas on 12 août 2006

Un mot pour un autre

Tout commence par un courrier posté en Bretagne. Dedans, décrit le médiateur du Monde, Robert Solé : “une simple carte, collée sur une planchette. << Monsieur le médiateur, je vous envoie ma plinthe. Si vous ne la trouvez pas crédible, je n’en ferai pas un monde et saurai m’en plaindre >>”

Voilà l’article qui m’a donné envie de lancer ce blog.

Une merveille sous la plume de ce cher Bob Solé.

Un introduction comme une allusion aux fautes d’orthographe. Après tout, quand on voit la taille du journal et la quantité de caractères à corriger, on ne peut pas en vouloir aux correcteurs… Alors prenons-en nous aux journalistes…

Bobby continue ainsi : “Certains se focalisent sur un mot précis, une faute récurrente, qui gâche leur lecture quotidienne. On dirait presque qu’ils la guettent… Je pense par exemple à E. A., de Craponne (Rhône), qui a relevé depuis un an dans Le Monde 57 emplois incorrects du verbe <<enjoindre>>. Il a beau écrire au médiateur, s’adresser aux auteurs, tancer les <<récidivistes>>, rien n’y fait : Jacques Chirac continue d’enjoindre le gouvernement, au lieu d’enjoindre au gouvernement…”

Intéressant non ?

Continuons sur les fautes grossières, les confusions entre “tache” et “tâche”, “repère” et “repaire” ou “censé” et “sensé”… A ce propos, Michel, un lecteur, s’exclame que “c’est un devoir envers -leurs- lecteurs plus jeunes que -lui-”. Ca tombe bien, j’en fait partie, et j’apprécie grandement l’initiative…

Plus loin, un certain Philippe questionne sur l’usage abusif du pluriel : “Pourquoi écrire <<aux fins d’interrogatoires>> ? A quoi riment les <<prises de position>> ? Et que nous apporte ce ronflant <<contrairement aux attentes>>, alors que <<contrairement à l’attente>> était bien suffisant”.

Bref, quelques leçons sur les anglicismes plus tard (qu’apporte le mot “addiction” quand on a le mot “dépendance” ?), Robert Solé concluait en toute sagesse : “Le Monde n’est pas obligé de suivre toutes les modes langagières. Surtout quant elles portent atteinte au sens des mots.”

Espérons que ce ne seront pas des paroles en l’air…

Derrière les mots... Lucas on 12 août 2006

Du racisme ordinaire.

Jeudi 3 Août, un jeune cambrioleur belge d’origine marocaine est battu à mort par trois habitants d’un quartier.

Un idéologue du premier parti de Flandre, selon les sondages, brocarde ceux qui, “dés leur enfance, ont appris comment égorger, de sang-froid, un mouton”.

L’enquête n’est pas terminée, les hommes l’ont ligoté et il serait mort d’étouffement mais pas des coups qui lui ont étés portés…

L’article du Monde du 8 Août rapportait un élément édifiant et plus inquiétant encore que le débat qui animait les voisins sur la valeur de la vie du jeune homme.

Ils ont “dés leur enfance, ont appris comment égorger, de sang-froid, un mouton”. Un amalgame, que dis-je, DES amalgames douteux, mêlant Arabes, Musulmans, cambrioleurs et meurtriers…

Cette phrase est à la limite de la caricature vu de ce côté-ci de la frontière… Pourtant, je me demande si elle ne ferait pas écho dans certains esprits de l’hexagone…

Après tout, lorsqu’un certain ministre de l’intérieur disait, a propos des meurtriers du jeune Ilan Halimi, qu’on lui reprochait d’employer certains mots : “Mais là il ne s’agit pas de voyous, mais de criminels”… Le rapprochement n’est-il pas tout aussi douteux ?

Méfions-nous, la facilité nous guette… Et puis, vous reprendrez bien un petit peu d’huile pour votre feu ?

Eléments de réflexion Lucas on 12 août 2006

Un premier éclaircissement…

Le Monde du 30 et 31 juillet. Israël, le Liban, une opportunité selon Washington.

“Pour la maison blanche, fidèle à Carl von Clausewitz, la guerre est la continuation de la politique par d’autres moyens. Pour les Européens, à l’exception peut-être du Royaume-Uni, c’est la porte ouverte au chaos et à l’extrémisme.”

Carl von Clausewitz est un des premiers théoriciens de la guerre, voilà quelques unes de ses citations sur évene.

Juste pour se souvenir qu’au delà de tout cynisme ou de l’imbécillité que l’on peut prêter à nos voisins, il y a peut-être seulement un problème de culture, d’incompréhension.

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